
Le sucre et les douceurs : de bonnes habitudes sans interdits
Bonbons à la sortie de l’école, biscuits au goûter, jus de fruits, gâteaux d’anniversaire : le sucre est partout dans la vie des enfants. Beaucoup de parents s’inquiètent, à juste titre, de la place qu’il prend. Comment aider son enfant à prendre de bonnes habitudes, sans faire de chaque repas une bataille ?
Pourquoi faire attention
Le jeune enfant aime naturellement le goût sucré. Mais un excès de sucre favorise les caries, la fatigue, les variations d’humeur et, à long terme, de mauvaises habitudes alimentaires difficiles à changer. Les produits très sucrés ont aussi tendance à remplacer des aliments plus nourrissants : un enfant qui a mangé des biscuits n’a plus faim pour son repas. Prendre soin de son alimentation, c’est prendre soin du corps qui lui a été confié.
Les habitudes se prennent tôt
Les goûts se forment dans les premières années. Un enfant habitué à boire de l’eau, à manger des fruits au goûter et à apprécier les saveurs naturelles gardera souvent ces habitudes. L’objectif n’est pas de bannir toute douceur, mais de faire de l’alimentation simple et saine la norme, et des sucreries l’exception.
Quelques repères simples
- L’eau est la boisson du quotidien. Les jus, même « 100 % fruits », sont très sucrés ; un fruit entier est préférable.
- Au goûter, privilégiez les fruits frais, le pain, les fruits secs, un laitage nature.
- Gardez les gâteaux et les bonbons pour les occasions particulières.
- Évitez de grignoter entre les repas : l’enfant arrive à table avec appétit.
- Ne gardez pas de grandes réserves de sucreries à la maison : ce qui n’est pas là ne se réclame pas.
Notre calendrier des collations et notre page alimentation présentent les choix de l’école.
Pas de récompense, pas de punition
Il est tentant de dire « si tu es sage, tu auras un bonbon » ou « pas de dessert si tu ne finis pas ». Mais ce système donne au sucre une valeur exagérée : il devient la récompense suprême, l’objet de toutes les négociations. Mieux vaut traiter la nourriture comme de la nourriture, ni récompense ni punition. Les vraies récompenses de l’enfant sont l’attention, le temps partagé, la fierté d’avoir réussi.
Ne pas en faire un drame
Interdire totalement les sucreries peut produire l’effet inverse : l’enfant les désire d’autant plus, et se jette dessus dès qu’il en a l’occasion. Lors d’un anniversaire, laissez-le profiter d’une part de gâteau avec ses amis. Ce qui compte, c’est l’équilibre de tous les jours, pas l’exception d’une fête.
Parler du corps avec simplicité
Expliquez à votre enfant, avec des mots simples, que certains aliments donnent de la force pour courir et grandir, et que d’autres sont bons pour le plaisir mais pas pour tous les jours. Parlez des dents, qu’il faut brosser matin et soir. Sans faire peur, aidez-le à comprendre que bien manger, c’est prendre soin de soi.
Cuisiner ensemble
Un enfant qui prépare une salade de fruits ou des galettes à l’avoine avec ses parents découvre que les bonnes choses peuvent être simples. Nous en parlions dans cuisiner avec son enfant. Les douceurs maison, peu sucrées, deviennent des moments de partage.
L’exemple des parents
Enfin, l’enfant regarde ce que mangent ses parents. Si nous buvons de l’eau, mangeons des fruits et prenons nos repas à table, il le fera aussi, naturellement. Les bonnes habitudes se transmettent moins par les règles que par la vie de famille. Pour d’autres idées, relisez notre article sur le goûter et les repas.



